Nevers rue Creuse

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RUE CREUSE à NEVERS

Rue Creuse
  • C'est le commencement de la route nationale n° 78, de Nevers à Saint-Laurent. Elle est étroite et à pente rapide.
    On cite, en 1352, une maison sise in vico per quem itur de rua Creusa apud sanctum Troesium.
    Elle fut pavée pour la première fois en 1409.
    Quarante ans plus tard, il est question d'une maison sise au quarrouge de la rue Creuse, devant la rue des Bourgeois (du Lycée). En 1795, on appelait ce carrefour « le Carveron ».
    Elle faisait partie de la paroisse de Saint-Victor, et il paraît certain que les dépendances du couvent de Saint-Victor comprenaient les numéros 10 et 12 (jadis 675 et 676) de cette rue. Les fenêtres cintrées et les diverses indications d'ancienne appropriation religieuse semblent devoir ne laisser aucun doute à ce sujet.
    Le n° 12, avec une haute tour d'escalier, était l'Hôtel de Maumigny. En 1628, il était possédé, dit-on, par Jacques Olivier, sieur de la Baratte, grand maître des Eaux et Forêts du Nivernais. Les Carmes voulurent l'acheter pour s'y installer, mais les échevins s'y opposèrent, parce que les Carmes voudraient certainement, comme les Ursulines et les Visitandines, s'agrandir, ce qui apporterait beaucoup d'incommodités à la ville « déjà surchargée d'un grand nombre de couvents inutiles ».
    En 1665, Louis XIV ayant ordonné la création d'un hôpital général à Nevers, on choisit cet hôtel comme local, et l'ouverture s'en fit le 30 novembre 1668.
    N° 14. Ancien Hôtel Andras de Marcy. Il servit de caserne en 1793. Les Carmélites s'installèrent dans cet hôtel, au moment de la réorganisation du culte, et y restèrent de 1810 à 1818 ou 1819, époque à laquelle elles allèrent habiter l'ancien couvent des Carmes. Le commerce l'a envahi. La cour intérieure offre deux galeries superposées, à arcades cintrées, séparées par des pieds-droits fort élégants. La tourelle d'escalier est gracieusement ornementée ; dans le haut, un cartouche porte deux lettres grecques : un « delta » et un « phi » dont le sens est inconnu.
    N° 9. Il y eut longtemps, dans cette maison, une institution de jeunes gens, qui fut dirigée successivement par MM. Pittié (le père du général), Mousseux, Lhospied et autres. Plus tard, et jusque vers 1908, il y eut une institution de jeunes filles, l'« Institution Sévigné ».
    C'est vraisemblablement dans cette maison que, le 4 janvier 1829, naquit le général Pittié.
    On ne sait quelle maison habitait, en 1473, Philibert Boutillat, bailli de Nivernois ; elle devait correspondre avec la rue du Fer.
    Le célèbre avocat Simon Marion habitait, à l'angle de la rue Fonmorigny, une maison qui a été reconstruite par M. Haly. Au mois d'octobre 1897, il a été trouvé, dans le jardin de M. de Maumigny, un tournois d'Henri V, roi d'Angleterre (1415-22). Cette monnaie appartient à M. Alfred Manuel.



Victor GUENEAU dans Mémoires de la Société académique du Nivernais -1925/T27