Jacques Marié témoignages

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Jeudi 3 novembre 2011.

Jacques Marié a été appelé le 2 septembre 1956 au 13e R.A. à Bourges. Quatre mois plus tard, le 7 janvier 1957, il est parti pour Oran sur le bateau Athos, qui transportait 4500 soldats. Mal de mer, entassement, conditions de voyage pénibles pendant 48 heures.

Jacques Marié est affecté au 403e Régiment d'Artillerie Aérienne à Tlemcen. Il est envoyé au village de Béni Badel pour une durée de deux mois. Logement sous des tentes marabout ; « commandos de la mort » : un groupe de six soldats part de 3 heures du matin jusqu'à midi pour ratisser une zone dangereuse. Jacques Marié est aussi chargé de la garde d'une centaine de prisonniers enfermés dans une grotte ; ces prisonniers seront ensuite « liquidés » au cours de « corvées de bois ».

De retour à Tlemcen, Jacques Marié surveille la prison, où sont entassés dans des conditions de manque d'hygiène et de promiscuité plus de 300 prisonniers. Alternance de 4 heures de garde et de 6 heures de repos. Plusieurs fois, la nuit, des fellaghas tentent d'attaquer la prison, les prisonniers s'agitent et hurlent ; l'armée française repousse l'attaque.

Muté au 303e C.N.R.A. (dépôt de matériel) à l'aéroport de La Sénia près d'Oran, Jacques Marié construit des pistes pour les essais de voitures. Sa compagnie part ensuite à Aïn Sefra, aux confins du désert, pour effectuer la garde d'un autre dépôt de matériel.

Nouveau changement : Boufarik, pays des orangers. Deux copains de J. Marié sont pris dans une embuscade, en revenant de la ville : l'un est tué, l'autre blessé.

Dernier poste : Clairefontaine, près de la frontière tunisienne et du barrage électrifié. Jacques Marié est affecté à la cuisine roulante. Il revient en France le 28 novembre 1957, avec une jaunisse ; pendant trois mois il reste sous contrôle médical de l'armée.

Notes et références

Notes


References