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	<title>Anne Charlotte Alixand et le Duc - Historique des versions</title>
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		<title>Admin : /* L'établissement de Mademoiselle votre fille. */</title>
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Celui dont il s'agit est au service, ses pères &amp;amp; parens y ont tous été, il a plus de 25 ans et n'en a pas 35. Son bien est honnête et remplira vos vues ; de plus il a des héritages à attendre''&amp;lt;ref &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;group=not&lt;/del&gt;&amp;gt;Lettre du Duc de La Vallière à M. et Mme Alixand, n°157.&amp;lt;/ref&amp;gt; ». Comment s'appelle-t-il ? Le Duc ne le présente que sous des dénominations mystérieuses : « ''le jeune homme''... ''Mr XXX''... ''Mr XX'' ».&amp;lt;br&amp;gt; Ce parti n'agrée pas à la jeune fille. Il est de ''santé languissante''. Le Duc revient à la charge : si Anne-Charlotte accepte, c'est lui qui logera le jeune couple dans « ''la plus jolie maison possible'' », il donnera un autre logement aux parents Alixand, tout à côté de leur fille qui, elle, ne sera privée d'aucun luxe : « ''J'ay pourvu que vous puissiez aller souvent aux spectacles. Vous aurez une voiture à vous et des chevaux à volonté'' ». Le généreux protecteur se réserve le plaisir de venir voir « ''son charmant enfant'' » de temps à autre...&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière prévoit même un éventuel décès prématuré du mari : « ''Quoique je soye bien persuadé que vous feriez une vraye perte en le perdant, [...] vous auriez des motifs de consolation, et vous resteriez veuve, fort jeune, fort jolie, et beaucoup plus à votre aise'' ». Pour rassurer Madame Alixand, le Duc assure que sa fille ne resterait pas démunie en cas de veuvage : « ''si son mari venoit à mourir, elle hériteroit de luy de plus de cent vingt mil livres et [...] c'est un avantage qu'il seroit difficile de trouver dans un autre mariage'' ».&amp;lt;br&amp;gt; Anne-Charlotte refuse ce « ''mari doux, complaisant, honnête qui [l']eût laissée maîtresse absolue de [ses] volontés'' ». Un mari complaisant, « ''loin de ressentir le moindre mouvement de jalousie'' » ? Un ''homme de paille'' chargé de masquer la liaison entre la jeune femme et son vieux protecteur ? Le passé libertin du Duc de La Vallière revient...&amp;lt;br&amp;gt; L'attitude des parents est équivoque. Le Duc a déjà beaucoup donné à Pierre-Robert Alixand ; il lui promet d'''arrondir sa fortune ''si le mariage se conclut. Les parents ne se formalisent pas de cette ''protection'' ; Madame Alixand écrit à sa fille : « ''Il est incroyable combien cet homme [le Duc] vous aime : cela va à l'idolâtrie'' ». Le père écrit de son côté : « ''Monsieur le Duc arriva ici jeudi dernier... Il m'a témoigné avoir toujours les meilleures dispositions pour toi''&amp;lt;ref &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;group=not&lt;/del&gt;&amp;gt;Lettre de P. R. Alixand à sa fille, du 6 juillet 1777, n°217.&amp;lt;/ref&amp;gt; ».&amp;lt;br&amp;gt; En échange d'une charge au Parlement et de divers avantages sociaux, Pierre-Robert et Jeanne-Marguerite Alixand ont-ils cédé leur fille aux appétits d'un Grand ? L'ambition conduit plus loin qu'on ne croit.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Il proteste à plusieurs reprises de la différence d'âge : « ''Je conviens avec vous que mon âge devroit naturellement modérer l'ardeur de mes sentimens, mais Médée rajeunit autrefois le bonhomme Eson, et vous êtes pour moi une nouvelle Médée'' ». Lors d'un séjour à Pougues, sans Anne-Charlotte, le Duc constate que de mauvaises langues commencent à jaser sur la ''protection'' qu'il assure à la jeune fille et à ses parents. Alors, il échafaude un projet plus précis : il se charge de lui trouver un prétendant honorable et sérieux.&amp;lt;br&amp;gt; « ''J'ai déjà un parti en vue... Celui dont il s'agit est au service, ses pères &amp;amp; parens y ont tous été, il a plus de 25 ans et n'en a pas 35. Son bien est honnête et remplira vos vues ; de plus il a des héritages à attendre''&amp;lt;ref&amp;gt;Lettre du Duc de La Vallière à M. et Mme Alixand, n°157.&amp;lt;/ref&amp;gt; ». Comment s'appelle-t-il ? Le Duc ne le présente que sous des dénominations mystérieuses : « ''le jeune homme''... ''Mr XXX''... ''Mr XX'' ».&amp;lt;br&amp;gt; Ce parti n'agrée pas à la jeune fille. Il est de ''santé languissante''. Le Duc revient à la charge : si Anne-Charlotte accepte, c'est lui qui logera le jeune couple dans « ''la plus jolie maison possible'' », il donnera un autre logement aux parents Alixand, tout à côté de leur fille qui, elle, ne sera privée d'aucun luxe : « ''J'ay pourvu que vous puissiez aller souvent aux spectacles. Vous aurez une voiture à vous et des chevaux à volonté'' ». Le généreux protecteur se réserve le plaisir de venir voir « ''son charmant enfant'' » de temps à autre...&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière prévoit même un éventuel décès prématuré du mari : « ''Quoique je soye bien persuadé que vous feriez une vraye perte en le perdant, [...] vous auriez des motifs de consolation, et vous resteriez veuve, fort jeune, fort jolie, et beaucoup plus à votre aise'' ». Pour rassurer Madame Alixand, le Duc assure que sa fille ne resterait pas démunie en cas de veuvage : « ''si son mari venoit à mourir, elle hériteroit de luy de plus de cent vingt mil livres et [...] c'est un avantage qu'il seroit difficile de trouver dans un autre mariage'' ».&amp;lt;br&amp;gt; Anne-Charlotte refuse ce « ''mari doux, complaisant, honnête qui [l']eût laissée maîtresse absolue de [ses] volontés'' ». Un mari complaisant, « ''loin de ressentir le moindre mouvement de jalousie'' » ? Un ''homme de paille'' chargé de masquer la liaison entre la jeune femme et son vieux protecteur ? Le passé libertin du Duc de La Vallière revient...&amp;lt;br&amp;gt; L'attitude des parents est équivoque. Le Duc a déjà beaucoup donné à Pierre-Robert Alixand ; il lui promet d'''arrondir sa fortune ''si le mariage se conclut. Les parents ne se formalisent pas de cette ''protection'' ; Madame Alixand écrit à sa fille : « ''Il est incroyable combien cet homme [le Duc] vous aime : cela va à l'idolâtrie'' ». Le père écrit de son côté : « ''Monsieur le Duc arriva ici jeudi dernier... Il m'a témoigné avoir toujours les meilleures dispositions pour toi''&amp;lt;ref&amp;gt;Lettre de P. R. Alixand à sa fille, du 6 juillet 1777, n°217.&amp;lt;/ref&amp;gt; ».&amp;lt;br&amp;gt; En échange d'une charge au Parlement et de divers avantages sociaux, Pierre-Robert et Jeanne-Marguerite Alixand ont-ils cédé leur fille aux appétits d'un Grand ? L'ambition conduit plus loin qu'on ne croit.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<title>Admin : /* Rencontre aux eaux de Pougues. */</title>
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Ces grands personnages embellissent le village, font planter des tilleuls et distribuent faveurs, largesses et aumônes aux notables, au curé et aux pauvres de la paroisse.&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière a-t-il rencontré Pierre-Robert Alixand à la source Saint-Léger ? Ou bien l'a-t-il invité dans une réception qu'il donnait à ses amis ''buveurs'' et courtisans chez son logeur M. Marault ? A-t-il eu besoin de ses talents de juriste pour réaliser une affaire commerciale ?&amp;lt;br&amp;gt; Aucun témoignage n'a été conservé de leur rencontre&amp;lt;ref group=not&amp;gt;Dans une lettre à madame et mademoiselle Alixand, le Duc se considère comme «''le plus ancien des buveurs d'eau''» alors que madame Alixand est «''nouvellement receüe à la fontaine''.» En guise de cadeau de bienvenue dans la ''confrérie'', il offre à la mère et à la fille des boîtes de bonbons.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les deux hommes se fréquentent ; Pierre-Robert Alixand, son épouse, leurs amis Jacques-Dominique Chaillot et l'abbé Septier de Rigny deviennent vite des ''clients'' du Duc de La Vallière ; ils correspondent avec son secrétaire, M. Privé. Le 22 février 1777, Pierre-Robert Alixand obtient un brevet de Conseiller du Roi en la Capitainerie des Chasses de la Varenne du Louvre, et c'est le Grand Fauconnier de France, Louis-César de La Baume Le Blanc, Duc de La Vallière et Pair de France qui lui décerne cet office. Il s'agit d'une charge honorifique : Pierre-Robert Alixand ne se rendra à Paris que très rarement, à l'occasion des sessions d'un tribunal qui juge les braconniers surpris dans les forêts royales&amp;lt;ref group=not&amp;gt;Ce tribunal, présidé par le Duc de La Vallière, emploie un secrétaire qui commence à devenir célèbre : Pierre-Augustin Caron, dit de Beaumarchais. Lors de leurs séjours à Paris, M. et Mme Alixand résident soit à l'Hôtel des Asturies, rue du Sépulchre, faubourg Saint-Germain, soit rue de Tournon, près de l'hôtel du duc de Nivernais.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Le prince de Conti vient à Pougues à partir de 1765. Après des années d'excès, de débauche et d'intrigues, il est « ''rongé par la goutte, la vérole et la neurasthénie''&amp;lt;ref&amp;gt;Claude Manceron, ''Les Vingt Ans du Roi'', Tome I de la série ''Les Hommes de la Liberté'', Paris, R. Laffont, 1974, p. 303.&amp;lt;/ref&amp;gt; » ; il est accompagné par une suite de courtisans, le duc de Laval-Montmorency, le marquis de Castres, le duc de Villanova, et le duc de La Vallière « ''aussi suivi de sa cour'' ». Ces grands personnages embellissent le village, font planter des tilleuls et distribuent faveurs, largesses et aumônes aux notables, au curé et aux pauvres de la paroisse.&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière a-t-il rencontré Pierre-Robert Alixand à la source Saint-Léger ? Ou bien l'a-t-il invité dans une réception qu'il donnait à ses amis ''buveurs'' et courtisans chez son logeur M. Marault ? A-t-il eu besoin de ses talents de juriste pour réaliser une affaire commerciale ?&amp;lt;br&amp;gt; Aucun témoignage n'a été conservé de leur rencontre&amp;lt;ref group=not&amp;gt;Dans une lettre à madame et mademoiselle Alixand, le Duc se considère comme «''le plus ancien des buveurs d'eau''» alors que madame Alixand est «''nouvellement receüe à la fontaine''.» En guise de cadeau de bienvenue dans la ''confrérie'', il offre à la mère et à la fille des boîtes de bonbons.&amp;lt;/ref&amp;gt;. Les deux hommes se fréquentent ; Pierre-Robert Alixand, son épouse, leurs amis Jacques-Dominique Chaillot et l'abbé Septier de Rigny deviennent vite des ''clients'' du Duc de La Vallière ; ils correspondent avec son secrétaire, M. Privé. Le 22 février 1777, Pierre-Robert Alixand obtient un brevet de Conseiller du Roi en la Capitainerie des Chasses de la Varenne du Louvre, et c'est le Grand Fauconnier de France, Louis-César de La Baume Le Blanc, Duc de La Vallière et Pair de France qui lui décerne cet office. Il s'agit d'une charge honorifique : Pierre-Robert Alixand ne se rendra à Paris que très rarement, à l'occasion des sessions d'un tribunal qui juge les braconniers surpris dans les forêts royales&amp;lt;ref group=not&amp;gt;Ce tribunal, présidé par le Duc de La Vallière, emploie un secrétaire qui commence à devenir célèbre : Pierre-Augustin Caron, dit de Beaumarchais. Lors de leurs séjours à Paris, M. et Mme Alixand résident soit à l'Hôtel des Asturies, rue du Sépulchre, faubourg Saint-Germain, soit rue de Tournon, près de l'hôtel du duc de Nivernais.&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<id>http://www.gennievre.net/wiki/index.php?title=Anne_Charlotte_Alixand_et_le_Duc&amp;diff=44778&amp;oldid=prev</id>
		<title>Admin : /* Quand on est riche, duc et qu'on rampe à la courChanson contre le Duc de La Vallière, 1758, in Emile Raunié, Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Paris, A. Quantin, 1884. Une autre chanson satirique accuse La Vallière de «lécher le derri...</title>
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		<summary type="html">&lt;p&gt;/* Quand on est riche, duc et qu&amp;#039;on rampe à la courChanson contre le Duc de La Vallière, 1758, in Emile Raunié, Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Paris, A. Quantin, 1884. Une autre chanson satirique accuse La Vallière de «lécher le derri...&lt;/p&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<title>Admin : /* Quand on est riche, duc et qu'on rampe à la courChanson contre le Duc de La Vallière, 1758, in Emile Raunié, Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Paris, A. Quantin, 1884. Une autre chanson satirique accuse La Vallière de «lécher le derri...</title>
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<id>http://www.gennievre.net/wiki/index.php?title=Anne_Charlotte_Alixand_et_le_Duc&amp;diff=44776&amp;oldid=prev</id>
		<title>Admin : /* Quand on est riche, duc et qu'on rampe à la courChanson contre le Duc de La Vallière, 1758, in Emile Raunié, Chansonnier historique du XVIIIe siècle, Paris, A. Quantin, 1884. Une autre chanson satirique accuse La Vallière de «lécher le derri...</title>
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<title>Admin : /* Mon très-cher enfant, l'arbitre souveraine de ma vie... */</title>
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		<title>Admin : /* Un beau parti à prendre. */</title>
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&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;A travers les lignes des billets, tracées d'une écriture régulière par le vieux Duc, il est possible de reconstituer une partie de ce roman d'amour. Les visites du grand seigneur à sa protégée sont fréquentes : vingt billets annoncent des rendez-vous pour le lendemain, une quinzaine évoquent l'entrevue de la veille. Il semble raisonnable de déduire, d'après les indices temporels (''hier, après-demain, mardi prochain''...) que le Duc effectuait trois à quatre visites par semaine. Le mercredi, il était presque toujours retenu par les séances du tribunal des chasses. Un jour, il doit se plier aux exigences de Louis XV : « ''Il est nécessaire que j'aille le matin du côté de Choisy pour une chasse que le roy doit faire samedi'' ». Un autre jour, le mauvais temps l'empêche de sortir dans les rues de Paris. Quelquefois, le Duc souffre d'un rhume, d'une indisposition.&amp;lt;br&amp;gt; Comment le Duc de La Vallière s'adresse-il à sa protégée ? Les expressions tendres ponctuent ses lettres, de la formule d'introduction aux dernières lignes. La plus usitée est ''mon très cher enfant'', avec ses variantes ''mon bel enfant, mon charmant enfant, mon adorable enfant'' et la redondance ''cher et très cher enfant''. 101 occurrences de ces expressions se trouvent dans les billets adressés par le Duc à Anne-Charlotte. Le Duc n'emploie le féminin qu'une seule fois : ''ma chère enfant''. Une autre formule revient sous sa plume, moins chargée d'affectivité que d'admiration : ''ma belle reine'' (6 fois) et ''charmante reine'' (1 fois).&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;A travers les lignes des billets, tracées d'une écriture régulière par le vieux Duc, il est possible de reconstituer une partie de ce roman d'amour. Les visites du grand seigneur à sa protégée sont fréquentes : vingt billets annoncent des rendez-vous pour le lendemain, une quinzaine évoquent l'entrevue de la veille. Il semble raisonnable de déduire, d'après les indices temporels (''hier, après-demain, mardi prochain''...) que le Duc effectuait trois à quatre visites par semaine. Le mercredi, il était presque toujours retenu par les séances du tribunal des chasses. Un jour, il doit se plier aux exigences de Louis XV : « ''Il est nécessaire que j'aille le matin du côté de Choisy pour une chasse que le roy doit faire samedi'' ». Un autre jour, le mauvais temps l'empêche de sortir dans les rues de Paris. Quelquefois, le Duc souffre d'un rhume, d'une indisposition.&amp;lt;br&amp;gt; Comment le Duc de La Vallière s'adresse-il à sa protégée ? Les expressions tendres ponctuent ses lettres, de la formule d'introduction aux dernières lignes. La plus usitée est ''mon très cher enfant'', avec ses variantes ''mon bel enfant, mon charmant enfant, mon adorable enfant'' et la redondance ''cher et très cher enfant''. 101 occurrences de ces expressions se trouvent dans les billets adressés par le Duc à Anne-Charlotte. Le Duc n'emploie le féminin qu'une seule fois : ''ma chère enfant''. Une autre formule revient sous sa plume, moins chargée d'affectivité que d'admiration : ''ma belle reine'' (6 fois) et ''charmante reine'' (1 fois).&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<title>Admin : /* Le beau langage du vieux séducteur. */</title>
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		<updated>2021-05-31T19:16:02Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Le beau langage du vieux séducteur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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Les visites du grand seigneur à sa protégée sont fréquentes : vingt billets annoncent des rendez-vous pour le lendemain, une quinzaine évoquent l'entrevue de la veille. Il semble raisonnable de déduire, d'après les indices temporels (''hier, après-demain, mardi prochain''...) que le Duc effectuait trois à quatre visites par semaine. Le mercredi, il était presque toujours retenu par les séances du tribunal des chasses. Un jour, il doit se plier aux exigences de Louis XV : « ''Il est nécessaire que j'aille le matin du côté de Choisy pour une chasse que le roy doit faire samedi'' ». Un autre jour, le mauvais temps l'empêche de sortir dans les rues de Paris. Quelquefois, le Duc souffre d'un rhume, d'une indisposition.&amp;lt;br&amp;gt; Comment le Duc de La Vallière s'adresse-il à sa protégée ? Les expressions tendres ponctuent ses lettres, de la formule d'introduction aux dernières lignes. La plus usitée est ''mon très cher enfant'', avec ses variantes ''mon bel enfant, mon charmant enfant, mon adorable enfant'' et la redondance ''cher et très cher enfant''. 101 occurrences de ces expressions se trouvent dans les billets adressés par le Duc à Anne-Charlotte. Le Duc n'emploie le féminin qu'une seule fois : ''ma chère enfant''. Une autre formule revient sous sa plume, moins chargée d'affectivité que d'admiration : ''ma belle reine'' (6 fois) et ''charmante reine'' (1 fois).&amp;lt;br&amp;gt; Le langage qu'emploie le Duc de La Vallière est incontestablement celui de l'amour, avec la courtoisie et la discrétion qui siéent à un homme de sa qualité et de son âge. En-dehors des formules déjà mentionnées, qui pourraient être considérées comme de banales formules d'affection entre un grand-père et sa petite-fille, il y a dans les billets toute une gamme de formules beaucoup plus expressives. Le Duc dit à Anne-Charlotte : vous êtes ''l'arbitre souveraine de ma vie, l'idole de mon coeur, l'objet de tous mes voeux, ma divinité, l'unique objet de mes désirs, le seul objet de mon culte, ce que j'ai de plus cher au monde''...&amp;lt;br&amp;gt; L'étude lexicologique de ces billets révèle une ''Carte du Tendre'' à deux faces. D'un côté la passion débordante, les folles espérances : le verbe ''aimer'' est employé 30 fois, le verbe ''désirer'' 6 fois ; les noms qui reviennent le plus souvent sont ''bonheur'' (49 occurrences), ''tendresse'' (37), ''impatience'' (18), ''plaisir, satisfaction, désir, enchantement, espérance, tendre intérêt, empressement''. Parallèlement, le Duc évoque ses ''sacrifices, chagrins, malheurs'', son ''inquiétude'', il est souvent ''triste, affligé'', il ''s'alarme'' ; il avoue ses souffrances : ''j'ai été au désespoir, il m'en coûte, il est cruel''...&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière s'efforce d'éviter tout scandale public. Il rassure Anne-Charlotte qui s'est émue d'être devenue l'objet des ragots des jeunes filles de son milieu d'origine. Le Duc la protège et se prépare à l'établir, que tout le monde en soit convaincu à Garchizy, Nevers, Pougues et Decize ! Ainsi cesseront les ''vains propos des envieux'' ! Pourtant, les Nivernais qui connaissaient bien la famille Alixand pourraient jaser en apprenant les clauses financières du mariage ; le Duc ne veut pas s'arrêter à de telles vétilles : « ''A l'égard du petit scrupule que votre mari parût tenir sa fortune de moy, [...] il est tout simple que désirant un mariage et m'en meslant, je mette le mari à portée de ne pas tenir sa fortune uniquement de sa femme. De plus, comment ai-je arrangé cette affaire ? Cela est tout simple, puisque mes sentimens pour vous dictoient les conditions'' ».&amp;lt;br&amp;gt; D'après les lettres de ses parents, seuls documents datés, le séjour d'Anne-Charlotte au couvent du Calvaire semble avoir duré un peu plus d'un an : de l'automne 1776 à la fin de l'année suivante. En effet, Madame Alixand organise le déménagement de sa fille dans une lettre datée de Nevers le 31 décembre 1777. « ''Tenez-vous prête, ma fille, lui écrit-elle, afin qu'à mon arrivée rien ne retarde votre sortie du couvent. Je ne puis vous dire précisément quel jour vous me verrez mais cela ne tardera pas'' ». L'essentiel de la liaison entre le Duc et ''son bel enfant'' s'est déroulé en 1777.&amp;lt;br&amp;gt; Cette année-là, troisième du règne de Louis XVI, La Fayette s'illustrait aux côtés des Insurgents américains, Necker parvenait pour la première fois aux Finances, le musicien Piccini s'installait à Paris où il allait entrer en compétition avec Gluck, les ingénieurs Perronet et Poncieux commençaient la construction d'une pompe à feu pour alimenter Paris en eau potable, un Arrêt du Conseil d'État prévoyait pour la première fois que les auteurs et leurs descendants perçoivent des droits sur les œuvres littéraires, et le chevalier ou chevalière d'Eon était présenté(e) à Versailles&lt;/del&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Ce roman d'amour épistolaire à la mode du XVIII&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt; siècle comprend 60 billets et lettres de la main du Duc de La Vallière ; il est complété par onze lettres écrites par Monsieur ou Madame Alixand à leur fille, entre le 17 décembre 1776 et le 31 décembre 1777, et deux lettres de l'abbé Septier de Rigny à Anne-Charlotte&amp;lt;ref group=not&amp;gt;(22)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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L&lt;/del&gt;'&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;essentiel &lt;/del&gt;de son &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;héritage revient à &lt;/del&gt;sa fille &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;unique&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Madame de Châtillon ; mais le Duc &lt;/del&gt;a &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;légué &lt;/del&gt;une &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;rente annuelle &lt;/del&gt;de &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;3000 livres &lt;/del&gt;à &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;son « &lt;/del&gt;''&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;bel enfant&lt;/del&gt;'' &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;»&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Anne-Charlotte Alixand&lt;/del&gt;&amp;lt;&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;ref group=not&lt;/del&gt;&amp;gt;(&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;23&lt;/del&gt;)&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;lt;/ref&amp;gt;&lt;/del&gt;. &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Celle-ci a reçu de ses parents&lt;/del&gt;, le &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;8 mars de la même année, l&lt;/del&gt;'&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;autorisation d&lt;/del&gt;'&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;émancipation. Le jour suivant&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;devant Maître Léonard Robinot&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Noble Pierre-Robert Alixand de Mouceau&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Seigneur de Villecourt et Dame Marguerite Amyot &lt;/del&gt;son &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;épouse donnent à leur fille « &lt;/del&gt;''&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;par donation entre vifs pure&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;simple et irrévocable&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;tous leurs biens immeubles&lt;/del&gt;''&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;(24)&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt; ». En contre-partie&lt;/del&gt;, &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;elle &lt;/del&gt;s'&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;engage à leur verser une pension annuelle viagère. Un tuteur lui est choisi jusqu&lt;/del&gt;'&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;à sa majorité (25 ans) &lt;/del&gt;: &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;c&lt;/del&gt;'est &lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Jacques-Dominique Chaillot, Seigneur de Pougues&lt;/del&gt;.&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;&amp;lt;br&amp;gt;&lt;/del&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;Le &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;langage qu'emploie &lt;/ins&gt;le Duc de La Vallière &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;est incontestablement celui de l&lt;/ins&gt;'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;amour, avec la courtoisie et la discrétion qui siéent à un homme de sa qualité et &lt;/ins&gt;de son &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;âge. En-dehors des formules déjà mentionnées, qui pourraient être considérées comme de banales formules d'affection entre un grand-père et &lt;/ins&gt;sa &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;petite-&lt;/ins&gt;fille, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;il y &lt;/ins&gt;a &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;dans les billets toute &lt;/ins&gt;une &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;gamme &lt;/ins&gt;de &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;formules beaucoup plus expressives. Le Duc dit &lt;/ins&gt;à &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Anne-Charlotte : vous êtes ''l&lt;/ins&gt;'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;arbitre souveraine de ma vie, l&lt;/ins&gt;'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;idole de mon coeur, l&lt;/ins&gt;'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;objet de tous mes voeux, ma divinité, l&lt;/ins&gt;'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;unique objet de mes désirs&lt;/ins&gt;, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;le seul objet de mon culte, ce que j'ai de plus cher au monde''...&lt;/ins&gt;&amp;lt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;br&lt;/ins&gt;&amp;gt; &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;L'étude lexicologique de ces billets révèle une ''Carte du Tendre'' à deux faces. D'un côté la passion débordante, les folles espérances : le verbe ''aimer'' est employé 30 fois, le verbe ''désirer'' 6 fois ; les noms qui reviennent le plus souvent sont ''bonheur'' &lt;/ins&gt;(&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;49 occurrences&lt;/ins&gt;)&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;, ''tendresse'' (37), ''impatience'' (18), ''plaisir, satisfaction, désir, enchantement, espérance, tendre intérêt, empressement''&lt;/ins&gt;. &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Parallèlement&lt;/ins&gt;, le &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Duc évoque ses &lt;/ins&gt;''&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;sacrifices&lt;/ins&gt;, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;chagrins&lt;/ins&gt;, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;malheurs''&lt;/ins&gt;, son ''&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;inquiétude''&lt;/ins&gt;, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;il est souvent ''triste&lt;/ins&gt;, &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;affligé&lt;/ins&gt;'', &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;il ''&lt;/ins&gt;s'&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;alarme'&lt;/ins&gt;' &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;; il avoue ses souffrances &lt;/ins&gt;: '&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;'j'ai été au désespoir, il m'en coûte, il &lt;/ins&gt;est &lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;cruel''..&lt;/ins&gt;.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;br/&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
&lt;tr&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;−&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #ffe49c; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;del style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;*&lt;/del&gt;A vingt-deux ans, Anne-Charlotte Alixand est ''un beau parti à prendre''...&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Le Duc de La Vallière s'efforce d'éviter tout scandale public. Il rassure Anne-Charlotte qui s'est émue d'être devenue l'objet des ragots des jeunes filles de son milieu d'origine. Le Duc la protège et se prépare à l'établir, que tout le monde en soit convaincu à Garchizy, Nevers, Pougues et Decize ! Ainsi cesseront les ''vains propos des envieux'' ! Pourtant, les Nivernais qui connaissaient bien la famille Alixand pourraient jaser en apprenant les clauses financières du mariage ; le Duc ne veut pas s'arrêter à de telles vétilles : « ''A l'égard du petit scrupule que votre mari parût tenir sa fortune de moy, [...] il est tout simple que désirant un mariage et m'en meslant, je mette le mari à portée de ne pas tenir sa fortune uniquement de sa femme. De plus, comment ai-je arrangé cette affaire ? Cela est tout simple, puisque mes sentimens pour vous dictoient les conditions'' ».&amp;lt;br&amp;gt; D'après les lettres de ses parents, seuls documents datés, le séjour d'Anne-Charlotte au couvent du Calvaire semble avoir duré un peu plus d'un an : de l'automne 1776 à la fin de l'année suivante. En effet, Madame Alixand organise le déménagement de sa fille dans une lettre datée de Nevers le 31 décembre 1777. « ''Tenez-vous prête, ma fille, lui écrit-elle, afin qu'à mon arrivée rien ne retarde votre sortie du couvent. Je ne puis vous dire précisément quel jour vous me verrez mais cela ne tardera pas'' ». L'essentiel de la liaison entre le Duc et ''son bel enfant'' s'est déroulé en 1777.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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&lt;tr&gt;&lt;td colspan=&quot;2&quot; class=&quot;diff-side-deleted&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot; data-marker=&quot;+&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #a3d3ff; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;&lt;ins style=&quot;font-weight: bold; text-decoration: none;&quot;&gt;Le 16 novembre 1780, le Duc de La Vallière meurt. L'essentiel de son héritage revient à sa fille unique, Madame de Châtillon ; mais le Duc a légué une rente annuelle de 3000 livres à son « ''bel enfant'' », Anne-Charlotte Alixand&amp;lt;ref group=not&amp;gt;(23)&amp;lt;/ref&amp;gt;. Celle-ci a reçu de ses parents, le 8 mars de la même année, l'autorisation d'émancipation. Le jour suivant, devant Maître Léonard Robinot, Noble Pierre-Robert Alixand de Mouceau, Seigneur de Villecourt et Dame Marguerite Amyot son épouse donnent à leur fille « ''par donation entre vifs pure, simple et irrévocable, tous leurs biens immeubles''&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;(24)&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt; ». En contre-partie, elle s'engage à leur verser une pension annuelle viagère. Un tuteur lui est choisi jusqu'à sa majorité (25 ans) : c'est Jacques-Dominique Chaillot, Seigneur de Pougues.&lt;/ins&gt;&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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		<title>Admin : /* Des nuages de froideur. */</title>
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		<updated>2021-05-31T19:13:27Z</updated>

		<summary type="html">&lt;p&gt;&lt;span dir=&quot;auto&quot;&gt;&lt;span class=&quot;autocomment&quot;&gt;Des nuages de froideur.&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;/p&gt;
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Les visites du grand seigneur à sa protégée sont fréquentes : vingt billets annoncent des rendez-vous pour le lendemain, une quinzaine évoquent l'entrevue de la veille. Il semble raisonnable de déduire, d'après les indices temporels (''hier, après-demain, mardi prochain''...) que le Duc effectuait trois à quatre visites par semaine. Le mercredi, il était presque toujours retenu par les séances du tribunal des chasses. Un jour, il doit se plier aux exigences de Louis XV : « ''Il est nécessaire que j'aille le matin du côté de Choisy pour une chasse que le roy doit faire samedi'' ». Un autre jour, le mauvais temps l'empêche de sortir dans les rues de Paris. Quelquefois, le Duc souffre d'un rhume, d'une indisposition.&amp;lt;br&amp;gt; Comment le Duc de La Vallière s'adresse-il à sa protégée ? Les expressions tendres ponctuent ses lettres, de la formule d'introduction aux dernières lignes. La plus usitée est ''mon très cher enfant'', avec ses variantes ''mon bel enfant, mon charmant enfant, mon adorable enfant'' et la redondance ''cher et très cher enfant''. 101 occurrences de ces expressions se trouvent dans les billets adressés par le Duc à Anne-Charlotte. Le Duc n'emploie le féminin qu'une seule fois : ''ma chère enfant''. Une autre formule revient sous sa plume, moins chargée d'affectivité que d'admiration : ''ma belle reine'' (6 fois) et ''charmante reine'' (1 fois).&amp;lt;br&amp;gt; Le langage qu'emploie le Duc de La Vallière est incontestablement celui de l'amour, avec la courtoisie et la discrétion qui siéent à un homme de sa qualité et de son âge. En-dehors des formules déjà mentionnées, qui pourraient être considérées comme de banales formules d'affection entre un grand-père et sa petite-fille, il y a dans les billets toute une gamme de formules beaucoup plus expressives. Le Duc dit à Anne-Charlotte : vous êtes ''l'arbitre souveraine de ma vie, l'idole de mon coeur, l'objet de tous mes voeux, ma divinité, l'unique objet de mes désirs, le seul objet de mon culte, ce que j'ai de plus cher au monde''...&amp;lt;br&amp;gt; L'étude lexicologique de ces billets révèle une ''Carte du Tendre'' à deux faces. D'un côté la passion débordante, les folles espérances : le verbe ''aimer'' est employé 30 fois, le verbe ''désirer'' 6 fois ; les noms qui reviennent le plus souvent sont ''bonheur'' (49 occurrences), ''tendresse'' (37), ''impatience'' (18), ''plaisir, satisfaction, désir, enchantement, espérance, tendre intérêt, empressement''. Parallèlement, le Duc évoque ses ''sacrifices, chagrins, malheurs'', son ''inquiétude'', il est souvent ''triste, affligé'', il ''s'alarme'' ; il avoue ses souffrances : ''j'ai été au désespoir, il m'en coûte, il est cruel''...&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière s'efforce d'éviter tout scandale public. Il rassure Anne-Charlotte qui s'est émue d'être devenue l'objet des ragots des jeunes filles de son milieu d'origine. Le Duc la protège et se prépare à l'établir, que tout le monde en soit convaincu à Garchizy, Nevers, Pougues et Decize ! Ainsi cesseront les ''vains propos des envieux'' ! Pourtant, les Nivernais qui connaissaient bien la famille Alixand pourraient jaser en apprenant les clauses financières du mariage ; le Duc ne veut pas s'arrêter à de telles vétilles : « ''A l'égard du petit scrupule que votre mari parût tenir sa fortune de moy, [...] il est tout simple que désirant un mariage et m'en meslant, je mette le mari à portée de ne pas tenir sa fortune uniquement de sa femme. De plus, comment ai-je arrangé cette affaire ? Cela est tout simple, puisque mes sentimens pour vous dictoient les conditions'' ».&amp;lt;br&amp;gt; D'après les lettres de ses parents, seuls documents datés, le séjour d'Anne-Charlotte au couvent du Calvaire semble avoir duré un peu plus d'un an : de l'automne 1776 à la fin de l'année suivante. En effet, Madame Alixand organise le déménagement de sa fille dans une lettre datée de Nevers le 31 décembre 1777. « ''Tenez-vous prête, ma fille, lui écrit-elle, afin qu'à mon arrivée rien ne retarde votre sortie du couvent. Je ne puis vous dire précisément quel jour vous me verrez mais cela ne tardera pas'' ». L'essentiel de la liaison entre le Duc et ''son bel enfant'' s'est déroulé en 1777.&amp;lt;br&amp;gt; Cette année-là, troisième du règne de Louis XVI, La Fayette s'illustrait aux côtés des Insurgents américains, Necker parvenait pour la première fois aux Finances, le musicien Piccini s'installait à Paris où il allait entrer en compétition avec Gluck, les ingénieurs Perronet et Poncieux commençaient la construction d'une pompe à feu pour alimenter Paris en eau potable, un Arrêt du Conseil d'État prévoyait pour la première fois que les auteurs et leurs descendants perçoivent des droits sur les œuvres littéraires, et le chevalier ou chevalière d'Eon était présenté(e) à Versailles.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;td class=&quot;diff-marker&quot;&gt;&lt;/td&gt;&lt;td style=&quot;background-color: #f8f9fa; color: #202122; font-size: 88%; border-style: solid; border-width: 1px 1px 1px 4px; border-radius: 0.33em; border-color: #eaecf0; vertical-align: top; white-space: pre-wrap;&quot;&gt;&lt;div&gt;*Ce roman d'amour épistolaire à la mode du XVIII&amp;lt;small&amp;gt;&amp;lt;sup&amp;gt;e&amp;lt;/sup&amp;gt;&amp;lt;/small&amp;gt; siècle comprend 60 billets et lettres de la main du Duc de La Vallière ; il est complété par onze lettres écrites par Monsieur ou Madame Alixand à leur fille, entre le 17 décembre 1776 et le 31 décembre 1777, et deux lettres de l'abbé Septier de Rigny à Anne-Charlotte&amp;lt;ref group=not&amp;gt;(22)&amp;lt;/ref&amp;gt;.&amp;lt;br&amp;gt; A travers les lignes des billets, tracées d'une écriture régulière par le vieux Duc, il est possible de reconstituer une partie de ce roman d'amour. Les visites du grand seigneur à sa protégée sont fréquentes : vingt billets annoncent des rendez-vous pour le lendemain, une quinzaine évoquent l'entrevue de la veille. Il semble raisonnable de déduire, d'après les indices temporels (''hier, après-demain, mardi prochain''...) que le Duc effectuait trois à quatre visites par semaine. Le mercredi, il était presque toujours retenu par les séances du tribunal des chasses. Un jour, il doit se plier aux exigences de Louis XV : « ''Il est nécessaire que j'aille le matin du côté de Choisy pour une chasse que le roy doit faire samedi'' ». Un autre jour, le mauvais temps l'empêche de sortir dans les rues de Paris. Quelquefois, le Duc souffre d'un rhume, d'une indisposition.&amp;lt;br&amp;gt; Comment le Duc de La Vallière s'adresse-il à sa protégée ? Les expressions tendres ponctuent ses lettres, de la formule d'introduction aux dernières lignes. La plus usitée est ''mon très cher enfant'', avec ses variantes ''mon bel enfant, mon charmant enfant, mon adorable enfant'' et la redondance ''cher et très cher enfant''. 101 occurrences de ces expressions se trouvent dans les billets adressés par le Duc à Anne-Charlotte. Le Duc n'emploie le féminin qu'une seule fois : ''ma chère enfant''. Une autre formule revient sous sa plume, moins chargée d'affectivité que d'admiration : ''ma belle reine'' (6 fois) et ''charmante reine'' (1 fois).&amp;lt;br&amp;gt; Le langage qu'emploie le Duc de La Vallière est incontestablement celui de l'amour, avec la courtoisie et la discrétion qui siéent à un homme de sa qualité et de son âge. En-dehors des formules déjà mentionnées, qui pourraient être considérées comme de banales formules d'affection entre un grand-père et sa petite-fille, il y a dans les billets toute une gamme de formules beaucoup plus expressives. Le Duc dit à Anne-Charlotte : vous êtes ''l'arbitre souveraine de ma vie, l'idole de mon coeur, l'objet de tous mes voeux, ma divinité, l'unique objet de mes désirs, le seul objet de mon culte, ce que j'ai de plus cher au monde''...&amp;lt;br&amp;gt; L'étude lexicologique de ces billets révèle une ''Carte du Tendre'' à deux faces. D'un côté la passion débordante, les folles espérances : le verbe ''aimer'' est employé 30 fois, le verbe ''désirer'' 6 fois ; les noms qui reviennent le plus souvent sont ''bonheur'' (49 occurrences), ''tendresse'' (37), ''impatience'' (18), ''plaisir, satisfaction, désir, enchantement, espérance, tendre intérêt, empressement''. Parallèlement, le Duc évoque ses ''sacrifices, chagrins, malheurs'', son ''inquiétude'', il est souvent ''triste, affligé'', il ''s'alarme'' ; il avoue ses souffrances : ''j'ai été au désespoir, il m'en coûte, il est cruel''...&amp;lt;br&amp;gt; Le Duc de La Vallière s'efforce d'éviter tout scandale public. Il rassure Anne-Charlotte qui s'est émue d'être devenue l'objet des ragots des jeunes filles de son milieu d'origine. Le Duc la protège et se prépare à l'établir, que tout le monde en soit convaincu à Garchizy, Nevers, Pougues et Decize ! Ainsi cesseront les ''vains propos des envieux'' ! Pourtant, les Nivernais qui connaissaient bien la famille Alixand pourraient jaser en apprenant les clauses financières du mariage ; le Duc ne veut pas s'arrêter à de telles vétilles : « ''A l'égard du petit scrupule que votre mari parût tenir sa fortune de moy, [...] il est tout simple que désirant un mariage et m'en meslant, je mette le mari à portée de ne pas tenir sa fortune uniquement de sa femme. De plus, comment ai-je arrangé cette affaire ? 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L'essentiel de la liaison entre le Duc et ''son bel enfant'' s'est déroulé en 1777.&amp;lt;br&amp;gt; Cette année-là, troisième du règne de Louis XVI, La Fayette s'illustrait aux côtés des Insurgents américains, Necker parvenait pour la première fois aux Finances, le musicien Piccini s'installait à Paris où il allait entrer en compétition avec Gluck, les ingénieurs Perronet et Poncieux commençaient la construction d'une pompe à feu pour alimenter Paris en eau potable, un Arrêt du Conseil d'État prévoyait pour la première fois que les auteurs et leurs descendants perçoivent des droits sur les œuvres littéraires, et le chevalier ou chevalière d'Eon était présenté(e) à Versailles.&lt;/div&gt;&lt;/td&gt;&lt;/tr&gt;
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		<author><name>Admin</name></author>
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