Nevers rue de la Barre

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RUE DE LA BARRE à NEVERS

rue de la Barre
  • C'est une portion de la route nationale n° 77, de Nevers à Sedan.
    La Porte de la Barre, dont le nom rappelle un barrage avec péage établi jadis par Yolande de Bourgogne et supprimé par la cour du roi comme illégal, la Porte de la Barre, dis-je, datait de l'enceinte de 1194. Elle a été, après la porte du Croux, le grand chemin de Paris jusqu'à ce qu'on se fût accoutumé à passer par celle des Ardilliers. Philippe de Bourgogne, comte de Nevers, fit son entrée solennelle par la porte de la Barre.
    Un titre de 1416 indique plathea domus, sita in burgo sancti Stephani, in rua dicta de la Barre, adherens rue communi per quam itur, de rua dicta es Fanjaz apud portam de Barra. Un autre titre de 1483 indique la grant rue de la Barre au-dessus de la Croix du Bourg.
    Les murailles ont été doublées en 1524 d'un rempart de terre.
    Après avoir obtenu le consentement du duc, on commença en 1769 la démolition de la Porte de la Barre pour cause de sécurité publique. Les portes étaient mauvaises, et leur chute aurait pu occasionner quelques accidents. M. Marandat, chargé du travail détruisit le haut qui menaçait ruine et laissa subsister les jambages qui paraissaient solides. M. Babaud de la Chaussade jugeant à propos de faire changer de chemin aux ancres qu'il conduisait aux ports, trouva la porte trop étroite, demanda au Ministre et à l'Intendant l'autorisation de la faire élargir et, sans consulter le duc, prétendit faire disparaître les deux jambages qui restaient, et évincer ceux qui y logeaient sans les indemniser. Par lettre du 7 octobre 1779, le duc protesta vivement contre cette manière d'agir et, déclara que seul, en sa qualité de seigneur et de gouverneur de la province de Nivernais, il avait le droit de permettre de toucher aux murs, portes et fossés qui sont de son duché et de son gouvernement. Après cette mercuriale vive mais juste, le duc autorisa la démolition nécessaire à un élargissement convenable, à la condition que M. Babaud indemniserait les particuliers qui souffriraient de cette démolition.
    En exécution de la loi de messidor an III, la Porte de la Barre comme chacune des cinq autres portes de la ville, reçut un panneau de 9 pieds de long sur 9 pouces de haut, portant en lettres noires sur fond blanc cette inscription : 
CITOYEN RESPECTE LES PROPRIÉTÉS
ET LES PRODUCTIONS D'AUTRUI
ELLES SONT LE FRUIT DE SON TRAVAIL ET DE SON INDUSTRIE

Près de la Porte de la Barre se trouvait déjà en 1659 l'hôtellerie de l' Ecu de France.
N° 12. Entrez dans un vilain petit corridor, suivez-le, pénétrez dans la petite cour qui le termine, tournez-vous et vous verrez les restes d'une maison qui a dû avoir autrefois une certaine importance.
N° 25. Usines de M. Pécard, constructeur, mécanicien, électricien, fondées en 1854 (voir note).
N° 37. Hôtel du Paon, très curieux à visiter.

Victor GUENEAU dans Mémoires de la Société académique du Nivernais – 1924/T26

Note : Victor Gueneau écrit dans ce bulletin de la Société académique du Nivernais " elles occupent une centaine d'ouvriers et produisent locomobiles et machines à vapeur diverses, batteuses, pompes centrifuges, presses hydrauliques, etc. Elles ont une sortie rue du Clou ".